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Le cholestérol : ce dépôt qui nous fait la peau…

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Charcuterie

Parmi les pathologies de notre monde moderne, les accidents cardio-vasculaires occupent la 2ème place des causes de décès en France juste derrière les cancers (respectivement 28% et 29% des causes).

Souvent montré du doigt, le cholestérol figure parmi les principaux facteurs aggravants le risque de survenue de ces accidents. Faut-il pour autant bannir certains aliments de notre alimentation et adopter un régime alimentaire strict ? Pourquoi entend-on régulièrement parler de « bon » et de « mauvais » cholestérol ? Quels sont les moyens de se prévenir de ce malveillant de poids qui obstrue nos artères ?

Le cholestérol, c’est quoi ?

Oeuf à la coqueLe cholestérol appartient à la famille des lipides (graisses). Il est présent au niveau de la plupart des tissus de notre organisme puisque c’est l’un des constituants des membranes de nos cellules. On le retrouve plus particulièrement dans les tissus du système nerveux (cerveau, moelle épinière) ainsi qu’au niveau du foie.


Le cholestérol est également précurseur de nombreux composés de l’organisme : les hormones stéroïdes (cortisol, aldostérone…), les hormones sexuelles (testostérone, œstrogènes…), la vitamine D ou encore les sels biliaires.

Le cholestérol est naturellement produit par notre foie et notre intestin (autour des 2/3), le reste provenant de notre alimentation. Les principales sources en l’état sont les abats, les œufs, les produits laitiers et les graisses animales…


Bon ou mauvais cholestérol ?

On entant souvent parler de « bon » et de « mauvais » cholestérol. Attention, cette distinction n’a rien à voir avec la provenance du cholestérol.

En effet, la nature lipidique du cholestérol rend impossible sa circulation en l’état dans un environnement aqueux tel que le sang (comme pour un mélange huile/eau). Des protéines assurent donc le « covoiturage » du cholestérol dans les canaux sanguins.

Les LDL (low density lipoproteins ou lipoprotéines de faible densité) transportent ainsi le cholestérol du foie jusqu’aux cellules. En cas de défaillance du système ou d’excès de cholestérol, ces LDL se déposent sur les parois des artères et provoquent leur obstruction (dépôt de plaques d’athéromes). C’est le « mauvais cholestérol » !

A l’inverse, les HDL (high density lipoproteins ou lipoprotéines de haute densité), ramènent le trop plein de cholestérol des tissus jusqu’au foie ou il est éliminé. C’est le « bon cholestérol » !

Les apports des aliments en cholestérol sont donc à relativiser car d’autres lipides influencent les taux de LDL et HDL. Ainsi, les graisses dites saturées (charcuteries etc) et les acides gras trans (cf archives des actualités) tendent à augmenter le taux de LDL au détriment des HDL. A l’inverse, les acides gras polyinsaturés favorisent le taux de HDL.


Comment lutter contre le cholestérol ?

Poire et ceriseVous l’avez compris, ce n’est pas tant en soit le taux total en cholestérol qui est essentiel (même si évidemment, moins on dépasse les limites, mieux c’est) mais plutôt le rapport entre bon et mauvais cholestérol. Ainsi, en plus du dosage sanguin de chaque espèce, on calcule surtout le rapport « cholestérol total/HDL ». Plus ce rapport est élevé, plus le risque cardiovasculaire est grand.

Une hypercholestérolémie est souvent la résultante d’une alimentation trop riche en lipides saturés. Des prédispositions génétiques, le diabète ou des troubles métaboliques peuvent également influencer le taux de cholestérol sanguin. Comme aucun symptôme visible ne permet de détecter une éventuelle hypercholestérolémie, il est important de faire suivre régulièrement son taux de cholestérol par des prises de sang. En effet, les risques d’accidents vasculaires augmentent considérablement en cas de taux anormalement élevé.

Pour faire baisser le taux de cholestérol sanguin, plusieurs solutions existent :

  • certains médicaments (statines, fibrates) peuvent être prescrits afin de faire diminuer le taux de LDL ou de triglycérides.
  • le choix d’un régime alimentaire pauvre en graisses saturées, privilégiant les sources d’acides gars polyinsaturés et riche en céréales, fruits et légumes, sources d’antioxydant qui limitent le dépôt des LDL sur les parois des artères.

En conclusion, retenez qu’il est inutile de s’interdire tel ou tel aliment car il est riche en cholestérol (œufs, fromage…) Une fois de plus, tout est question de quantités et surtout de variété dans l’alimentation. Au lieu de supprimer les graisses, choisissez les plus judicieusement en évitant celles sources d’acides gras saturés ou trans (viennoiseries industrielles, charcuteries etc) et n’oubliez pas les fruits légumes et céréales dont le pouvoir antioxydant prévient la survenue de troubles cardiovasculaires.

Enfin, si vous souffrez d’hypercholestérolémie, ne prenez pas le problème à la légère pour cause d’absence de symptômes et faites vous suivre régulièrement.